Coworking : pourquoi bosser à plusieurs, c’est mieux

Travailler en coworking

Pourquoi travailler seul dans son coin quand on peut se réunir dans la bonne humeur ? Tel pourrait être le crédo du coworking. À la façon des écrivains d’autrefois qui se réunissaient dans les cafés parisiens pour stimuler leur créativité et fuir leurs minuscules chambres de bonne, les indépendants d’aujourd’hui ont besoin d’émulation, de convivialité et d’espace.

Rompre sa solitude de freelance avec le coworking

C’est bien connu : la créativité, ça se partage, et on invente mieux à plusieurs. Parce que rares sont les génies qui ont pu changer le monde en solitaire, le coworking est un principe qui prend acte du besoin des indépendants, freelances, télétravailleurs et auto-entrepreneurs de trouver une forme d’émulation dans le partage d’un même espace de travail.

Se mettre à son compte, c’est faire le choix de l’autonomie et de la liberté. Ce qui ne veut pas dire faire vœu d’abstinence sociale, tandis que dehors, le monde s’organise en vastes réseaux amicaux, professionnels et culturels. Le coworking, qui propose aux indépendants de partager des espaces de bureaux, permet de mutualiser aussi bien les personnalités, les idées et les moyens. Et il offre surtout l’opportunité de rompre la solitude du freelance qui travaille depuis chez lui.

green office design with wood dividers

La Cour des miracles s’invite au bureau

Concrètement, que trouve-t-on dans un espace de coworking ?

  • Un lieu : immeuble de bureaux, entrepôt, café réaménagé, maison individuelle transformée par son propriétaire…
  • Du matériel : bureaux, chaises, machine à café (outil essentiel du freelance)…
  • Des travailleurs indépendants de tous les horizons (un programmeur peut se retrouver à jouer du clavier à côté d’une bloggeuse mode)
  • Un état d’esprit : convivialité, bonne humeur, partage d’idées…

Les prestataires qui proposent un espace de coworking à la location ouvrent le champ au développement d’une véritable Cour des miracles dans laquelle des personnalités très différentes peuvent être amenées à partager le même air. Et, par conséquent, à s’entraider.

Car c’est là le second avantage du coworking : au-delà de la location d’un bureau temporaire et flexible, il s’agit de d’embrasser une démarche collaborative. On y partage des idées, on y troque son réseau, mais on y propose également des solutions techniques, informatiques ou humaines que l’isolement rend insolubles.

La fin de la hiérarchie traditionnelle

Il n’est pas surprenant que le principe du coworking soit né en Californie, du côté de San Francisco, en 2005. Là où les méthodes traditionnelles de management sont régulièrement remises en cause pour favoriser le bien-être et la productivité des employés, comme c’est le cas dans la plupart des firmes de la Silicone Valley. Là où freelances et jeunes entrepreneurs ont choisi de rompre leur solitude et limiter leurs risques financiers en partageant des espaces de bureaux, donc des loyers (qui, dans le Golden State, peuvent être mirobolants).

C’est en 2008 que le coworking est arrivé à Paris, avec une multiplication rapide des espaces dédiés mis en location. On en compte aujourd’hui plus de 200 en France, dont une bonne moitié en région parisienne. Dans le sud-est et le sud-ouest du pays (région PACA, métropoles de Bordeaux et de Lyon), le coworking est une aubaine qui permet de recréer des échanges locaux et de favoriser l’implantation de nouvelles activités.

Si le phénomène prend de l’ampleur, c’est parce qu’il invite les entrepreneurs à un double mouvement : en se réunissant sous la bannière du coworking, en partageant leur savoir-faire et leurs idées dans des domaines parfois très différents, ils contribuent à court-circuiter la hiérarchie classique (et désuète) sur laquelle est fondée l’entreprise française.

Pour ceux qui travaillent dans cet environnement stimulant où la matière grise fonctionne à plein, les managers et autres responsables d’équipe sont des métiers en voie de disparition. Pas de hiérarchie, pas de contrôles incessants de la part des n+1, pas de compétition acharnée entre les salariés désireux d’être élus employés du mois. Le coworking est décidément une manière saine de faire du business.

A propos de l'auteur

Passionné par le référencement naturel et social, et surtout motivé par les défis, j'accompagne les entreprises dans leur stratégie de visibilité sur les moteurs de recherche.

4 commentaires


  • commenter

    Merci Andrea pour cet article qui résume bien les choses.
    Moi-même indépendante, j’ai été surprise par la concentration et l’efficacité dont je fais preuve en travaillant dans un espace de co-working (Waw à Narbonne). Et quelle belle façon de se créer un réseau sainement au lieu d’adhérer aux clubs d’entreprises locales.

    Agathe 6 février 2016 Répondre


  • commenter

    En lien avec les avantages du coworking : la Coopérative d’Activité et d’Emploi, il y en a surement une près de chez vous !
    #copea

    Anne Bonnier 17 février 2016 Répondre



  • commenter

    lire : le co-working est effectivement ….

    mélie 4 mars 2016 Répondre


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *